Japon, 1989
Rêve et espoirs
— Excuse.
Presque deux
ans ont passé depuis son entrée dans le domaine du sexe libre. Rai est devenu un hôte expérimenté. Le nombre de
clients et de clientes, le demandant, augmente encore au fil des semaines. Sasaki
a ainsi commencé à faire des économies. Depuis qu’il a quitté brusquement Akio,
son propre rêve d’avenir lui est revenu. Il fera tout pour le mettre en œuvre.
Cependant cela ne peut se réaliser sans un financement colossal. Mais les banques
ne prêtent un yen aux moins de vingt et un ans. Alors… Les adolescents aux
frêles silhouettes étant le mets préféré des vieux habitués, l’ex-fils de
yakuza a fait en sorte de ne prendre une musculature imposante et se fait un
petit pactole, malgré sa grande taille, grâce à cette fausse innocente et
fragile puberté. Ce soir pourtant, fatigué des adhérents plus mûrs que lui,
Sasaki a accepté la demande, pour la nuit, d’un jeune et magnifique mâle fêtant
son anniversaire. Il espérait pouvoir satisfaire rapidement son homologue et
converser avec lui, par la suite. Hélas le Nippon n’a pas été doux et plutôt emparé
par le sexe des heures durant. L’hôte s’est laissé pilonner avec rudesse, avant
de se retrouver allongé près du corps satisfait qui justifie son excuse d’un…
— J’étais
énervé.
Déjà qu’un
payeur demande pardon de l’avoir malmené est une première. Rai en a été
surpris. Mais, de surcroît, qu’on lui donne la cause du pourquoi, complètement ahuri,
il en garde silence un instant. Puis…
— Je suis là
pour te satisfaire comme tu le souhaites.
— Ouais. Mais
tout de même… Tu as quel âge ? À peu près comme moi, non ?
— J’ai l’âge
que j’ai.
— Mm. Tu ne
peux le dire, ou ça risquerait de poser problème, hein ?
Sasaki ferme
les yeux pour toute réponse.
— Je pense
que tu n’avais pas le choix, pour t’être retrouvé en ces lieux.
— C’est mieux
que la rue.
— Ah. Et tu comptes
faire ça toute ta vie ?
— J’économise
pour ouvrir un orphelinat, plus tard.
Son client se
redresse subitement, fixant Rai d’un étrange regard. Un regard faisant bondir
son cœur. Pour pallier à sa gêne face à ces yeux scrutateurs, et ces inédites
et troublantes émotions, l’hôte continue son récit.
— J’aurai
atteint le taf vital dans quelques années.
— Juste le
temps nécessaire pour avoir l’âge requis afin que l’on accepte ton entrée dans
le monde des adultes. Ensuite, tu seras libre ! Libre de vivre ton
rêve !
La voix du
jeune adhérent est étonnamment enthousiaste.
—
Merci !
—
Merci ? De quoi ? Comme je te l’ai dit, tu me payes pour te satisfaire
et…
— Merci pour
ce destin.
Sasaki n’a le
temps de chercher à comprendre ce qu’il y a de caché derrière ces mots. Son
client l’embrasse tendrement et commence, avec douceur, à le mettre en condition
pour, en définitive, lui faire tout oublier de sa position et connaître
l’apothéose. Lorsqu’il se réveille, au matin, Rai est un peu perdu. Que lui
a-t-il pris ? Comment a-t-il pu se laisser aller au point d’en perdre
pieds ? L’ex-yakuza rougit. À son abandon total dans ces bras, il lui
semble avoir prononcé l’interdit. « Non ! C’est impossible ! Pas
moi ! » Toutefois sa mémoire ne semble pas lui jouer de tour.
« Merde ! » Va-t-il pouvoir regarder son client en face, alors
qu’il a osé lui crier un… « Aah ! Comment je vais justifier
ça ? » Le gêné inspire longuement avant de se retourner et… Seul. Il
est seul. Enfin seul… Il y a tout de même, étendues à ses côtés, des liasses de
billets. Une fortune. Et sur l’oreiller encore tiède, un papier écrit.
« Ce don est pour notre rêve commun.
Réalise-le. »
Il ne sait
pourquoi, mais Sasaki panique au cadeau. Il va, tout de suite, en informer son
patron. Celui-ci en sourit.
— C’est tel
un pourboire. Tu ne peux que l’accepter.
Au mot sans
équivoque, la poitrine du jeune homme lui fait soudain mal. Sa gorge se serre.
Il en déglutit.
— Un… Un
pourboire, hein ?
L’Américain
fronce les sourcils à la voix chevrotante. Et quel est ce regard subitement
triste ? Son employé n’a pas l’habitude de laisser entrevoir des sentiments.
Il s’en inquiète presque.
— Dis ?
Tu ne connaîtrais pas le nom de…
— Il n’a
donné qu’un pseudo, désolé. Rai ? Est-ce que, à tout hasard, tu serais
tombé amou…
— J’aurais
voulu le remercier. C’est tout.
Le frêle
corps arbore de nouveau ce faux masque de bienheureux. Le boss n’insiste donc
pas.
— Oh !
Pendant que je t’ai sous la main. God a donné son feu vert pour la branche
spéciale.
Cette
dernière est exclusive aux étrangers. Et c’est une vraie aubaine car…
— Tu peux te
faire un bon bénef.
— Hum…
D’accord. Mais…
Son subordonné
laissant entrevoir une certaine hésitation face à sa future demande, Rob
l’incite à parler.
— Oui ?
— Je… Je veux
me spécialiser dans le SM gay.
— Eh bien,
toi alors ! OK. Tu n’as plus qu’à te mettre à la musculation, si tu veux
jouer au maître. À moins que tu ne veuilles continuer à être celui qui se fait…
— Non. Je
veux dominer.
— Bon. Après
tout, ta hauteur de taille est un atout pour cela. Continue comme d’habitude,
le temps de renforcer ton corps. Il te faudra, par contre, acheter toi-même tes
accessoires. Cela va te faire un trou dans ton épargne.
— D’accord.
— En
attendant, God sera ton coach.
— Mon
coach ?
— Parce que
tu croyais pouvoir utiliser ces engins de torture sur la clientèle, sans en
connaître les effets ?
France, même année
Déclarations
— Toi ! Espèce de…
Fin mai est
le moment de l’année que Patrick aime le plus. Les journées sont chaudes mais
pas à l’excès comme en été. L’air est respirable. Et l’étudiant de dix-neuf ans
peut bouger sans crainte d’en tomber d’inanition. Du moins… Maximilien, son
meilleur ami, l’a interpellé d’urgence, quelques minutes auparavant. Cet
énergumène de Sato, un élève étranger du même dojo et quelques cours que lui,
était en train de se prendre le bec avec les quatre jojos. Ces fameux acolytes
sont connus pour être inséparables jusque dans leurs méfaits. Ils s’en prennent
qu’à des faibles ou des personnes isolées. Mais ce groupe d’imbéciles n’a pris
la peine de se renseigner avant d’interpeller celui qu’il ne faut pas. Et le
Français, tout transpirant de sa course, est arrivé trop tard pour stopper…
—
Hi-ro-ma-saaa.
C’est
pourquoi, à cette minute, Patrick, après avoir confié les victimes à qui de
droit, jubile ouvertement contre ce descendant de samouraï.
— T’savais
pertinemment qu’ils n’étaient pas d’ taille.
— Et je les
ai prévenus.
— Ben
voyons ! Comme s’ils pouvaient croire à ta force herculéenne.
— Ils
auraient dû. Je ne mens jamais.
Fine sent ses
joues rougir au fur et à mesure que sa colère s’intensifie.
— Ça aussi,
c’est impossible à croire.
—
Pourquoi ?
— Parc’ que
la majorité des hommes savent plus s’ vanter du faux qu’ d’avouer la réalité.
— C’est
idiot.
Sato a dit
cela avec son ton habituellement désinvolte énervant au plus au point le
moraliste.
— Oui. Nous
sommes les rois des idiots. C’est comme ça. C’est not’ façon d’ vivre ici,
en France.
— Ça craint.
Ce qui
craint, c’est cet Asiatique, à l’allure et voix sereines, se tenant en face d’un
Patrick sortant de ses gonds à cette remarque.
— P’t-être
pour un Japonais élevé dans une stricte tradition, mais pas pour nous, pauvres
hommes des temps modernes.
— Une. Je
n’ai pas été élevé dans la plus stricte tradition. Et deux. Je ne mens à
personne parce que je n’aimerais pas qu’on m’en fasse autant. D’ailleurs, il
faut que je t’avoue…
Hiromasa
emprisonne la tête de son magnifique sermonneur pour l’embrasser chastement,
tandis que ce dernier en reste pantois de surprise. Ayant libéré les
délicieuses lèvres, il fixe les yeux clairs d’un air faussement assuré.
— Je t’aime.
Alors réfléchis-y et donne-moi une réponse dans peu de temps.
Réfléchir ?
Non mais, qui peut bien réfléchir après avoir reçu son premier baiser homosexuel ?
Qui ne resterait pas paralysé d’incompréhension ? De stupéfaction ?
— Pat ?
—
Hein ?! Quoi ?! Qu’est-c’ qui s’ passe ?
Maximilien
souffle de soulagement en voyant son ami, tétanisé plusieurs secondes, réagir
vivement à ses appels.
— Tu m’as
foutu la trouille à ne plus bouger. C’est vrai que Sato a été plutôt abrupt
pour te déclarer sa flamme, mais…
—
Flamme ? Y a le feu ?
— À tes
joues, oui. Oh oh ! Toi, tu vis ton premier grand amour.
Marquis
sourit. En fin de compte, il ne regrette pas son rendez-vous loupé avec les
jumelles Quatrin. Il avait déjà entendu parler de la force pure de Hiromasa,
mais c’est la première fois qu’il en a apprécié le résultat de ses propres
yeux. Les quatre jojos ont eu leur compte en peu de temps. Bon, il avait dû
aider ses comparses à leur transport vers l’infirmerie, par la suite. Patrick
en avait pris un sur ses épaules, comme le nouveau traînant, également, un
second derrière lui. D’ailleurs, Maximilien avait préféré adopter cette
dernière technique, avec le sien. Quoique, lui avait pris la peine d’empoigner
le lascar inanimé par l’arrière du col de la chemise au lieu de la cheville.
Mais l’effort en a valu la peine, puisque Marquis a pu assister à la scène romantique
du baiser et à la transformation statuaire du corps de Fine. Acte qu’il n’a jusqu’alors
vu que dans les BD japonaises
prêtées par son ami. Il est certain que, en tant que témoin de ce chapitre et
en bon Français, Maximilien n’a pu se retenir de taquiner son presque frère. Et
celui-ci le fait encore plus sourire, en paniquant de sa conclusion.
— J’suis pas
amoureux. De lui, c’est impossible. Impossible ! C’est un profiteur. Un
profiteur !
Fine, poings
serrés, s’éloigne d’un pas raide, tout en monologuant sur…
— Cet
énergumène ! Il sort d’un Disney ou quoi ? D’où est-c’ qu’il a vu
qu’il suffisait d’ me donner un tendre baiser pour qu’ j’tombe dans ses bras,
hein ? J’suis pas Blanche-neige, espèce d’Asiatique vicieux. T’aurais
mieux fait d’ lire des mangas yaois pour mieux t’instruire. T’y aurais lu qu’
c’est pas si facile d’obt’nir l’ cœur d’un autr’ homme. J’vais t’ corriger ça,
moi.
— Yusei gachi !
Outré,
Patrick a exécuté la punition promise dans l’après-midi, en coupant le souffle de
Hiromasa lors d’un combat, des plus amicaux, sur les tatamis, le soir même. Lui
qui avait fui cet adversaire ces semaines passées, après lui avoir donné sa
première leçon de courtoisie, a accepté direct la démonstration, aujourd’hui.
Attaquant avec vivacité, il a, en tout premier lieu, réussi à prouver, à ce
mastodonte, le manque d’efficacité d’un mouvement en force face à un mouvement
tout en souplesse et rapide. De par là même, Fine en a profité pour apprendre à
son adversaire qu’il n’a rien d’une princesse soumise et qu’il joue plus dans
la catégorie ninja. Satisfait et calmé, le Français ignore, l’heure suivante,
ce Nippon coureur de pantalons et sort avant lui du dojo, avec quelques
camarades le saluant tout en s’éloignant.
— À la
semaine prochaine !
Patrick
avance dans la rue éclairée. Il n’y a que peu de passants, en cette fin de
soirée. Tout d’un coup, une forte poigne le saisit, le faisant se retourner, en
alerte.
—
Je dois te
parler.
Rassuré de
reconnaître la voix et le regard bridé de son interlocuteur, l’interpellé
soupire. Il ne voit pas ce qu’il y a à rajouter à la leçon prescrite. Mais,
puisque l’homme, devant lui, n’est pas du pays, il fait l’effort nécessaire
afin de confirmer…
— T’as été
assez éloquent, c’te journée. J’passe mon tour.
Les doigts se
referment plus intensément sur son avant-bras. Hiromasa l’entraîne d’autorité vers une impasse sombre. Fine n’est pas de
taille contre la force colossale de son kidnappeur, ce qui l’irrite. D’autant
plus que l’homme vient de le plaquer durement contre un mur, avant de rétorquer…
— Ça va que j’encaisse bien les coups. Pourquoi as-tu fait ça ? Si tu ne veux pas de mon
amour, il suffit de le dire au lieu de…
La goutte
d’eau faisant déborder le vase. Le scandalisé gronde son indignation.
— Que j’dise
quoi ? Ouv’e donc les yeux, j’ai pas d’ nichons, mais des couilles, tout
comme toi ?
— Ah. Je
vois.
— J’espère
bien qu’ t’as remarqué.
Une paume se
pose délicatement sur la joue rouge du contrarié.
— Je suis
sérieux. Je t’aime.
Que lui
arrive-t-il ? Comment est-il si facile, à cet énergumène, de réussir à
faire oublier, à l’hétéro français, son courroux ? Son timbre en devient
même timide.
— L’ dis pas…
comme ça.
Ça
recommence. Son corps… Le corps de Fine recherche le contact de celui à la voix
suave.
— Aime-moi tout
autant, Patrick.
Sur ce, ce
dernier est, de nouveau, embrassé. Et ce mâle dominant lui met la langue, cette
fois. Une langue si douce, si impétueuse.
« Ouah ! »
C’est affirmé. Hiromasa n’a plus aucun doute. Il en est tellement heureux que…
— Puisqu’on
est d’accord, on va chez moi.
—
Lâche-moi ! Mais lâche-moi !
Son
impossible Japonais a décrété, dix minutes plus tôt, après un baiser d’une
tendresse insoupçonnée, que Patrick est indéniablement connecté à ses envies
perverses. Néanmoins ce dernier n’est pas du même avis. Et il en hurle encore
haut et fort, alors que Sato tente de l’obliger à entrer dans un studio inconnu
de sa personne.
— Garde tes
cris pour tout à l’heure.
Le colérique
vacille vers l’avant, déséquilibré par la brusque poussée dans son dos. En entendant
la porte se fermer, il se retourne promptement. Trop tard. Le représentant des
samouraïs s’est positionné entre lui et la seule issue menant au-dehors.
— Laisse-moi
sortir.
—
Déshabille-toi.
— Moi ?!
J’rêve là !
Les yeux
sombres et allongés s’étirent davantage.
— Aah,
j’étais sûr !
Il a toujours
été certain que son futur amant serait sentir ce que lui, Sato Hiromasa,
attend. Certain que cette beauté européenne allait le régaler.
— Je ne te
pensais pas si érotique, mon amour.
Érotique ?
Mais qu’est-ce que Fine a pu dire de si érotique ? Et puis, pourquoi ce
séquestrant Asiatique affiche cet audacieux sourire sournois en coin ?
— D’accord,
Patrick. Si tel est ton désir. Je vais le faire pour toi.
À cet
instant, ce dernier ne comprend encore pas comment il s’est retrouvé complètement
nu, sous un Hiromasa accroupi au-dessus de lui, en tenue d’Adam. Et il ne
saisit pourquoi chaque membre de son corps en frémit d’excitation. Même le son
de sa voix ne cache rien de son état actuel.
— Hiromasa ?
— On me dit
bon dans ce domaine. Alors, détends-toi et fais-moi confiance.
Quand le
visage, au doux timbre, se penche pour prendre ses lèvres, l’âme innocente
tente un premier geste affectueux par une main se posant sur l’épaule de son
redoutable éducateur.
— Itaï !
Inquiet de la
douloureuse réaction, le Français se redresse sur ses coudes, face à son hôte
se frottant l’omoplate.
— T’es
blessé ?
— Un des
quatre jojos m’a attaqué par-derrière. Ce p…
— À propos d’
ça.
Le retour du
sermon. Hiromasa s’en met en alarme maximale.
— Ce n’est
pas moi qui ai commencé.
— Tu connaissais
ta force. T’avais qu’à t’en aller.
Un visage
boudeur se détourne légèrement du regard récriminant.
— Peut-être.
Mais j’avais les nerfs à fleur de peau.
— Les
nerfs ?
— Patrick. Tu
ne m’avais plus adressé la parole, ni même daigné me lancer une œillade, depuis
notre premier combat.
— Hein ?
En une seconde,
l’expression change sur le faciès asiatique. Le ton, sortant de la bouche
effilée, devient des plus émoustillants.
— Oui, c’est
de ta faute. Mais tu penses vraiment que c’est le moment de parler d’autre
chose, alors que…
Une main
vient prestement emprisonner le pendule entre les cuisses musclées du Français
gémissant à l’acte. Toutefois ce dernier n’en a pas fini. Malgré le mouvement
expert éprouvant tous ses sens…
— Tu f’ras
tout c’ que tu… veux si… tu m’ promets de…
Hiromasa
titille de la langue le téton s’offrant à sa vue. Un cri d’exaltation se
répercute dans la pièce.
— Je te promets
tout ce que tu veux, mon amour.
Surtout si
c’est la seule façon de faire concentrer le vierge et sensible amant du
Japonais à leur bonheur commun. Bonheur s’intensifiant quarante minutes plus
tard, lorsque Sato envahit de son gode, surdéveloppé de nature, l’étroite
grotte jamais visitée. Un hurlement déchire l’air à ce forcing sanguinaire.
Bien sûr, comme tout mâle se respectant face à la douleur d’un autre, l’homme
ne s’émotionne pour si peu et continue jusqu’à la conclusion déchaînant toute
particule composant le corps d’un Homo sapiens. Enfin, il s’inquiète et soigne
la légère lésion occasionnée.
— Ce n’est pas
trop méchant. Ça a arrêté de saigner. Tu vas mieux ?
Le visage
larmoyant de Patrick se pose sur lui.
— Je… Je
t’aime.
Hiromasa
sourit, un peu gêné. Il ne s’est attendu à cette déclaration sentimentale.
— Ah,
oui ? Tu ne m’en veux pas ? Même si tu vas avoir des problèmes à
t’asseoir demain et les quelques jours suivants ?
— Demain,
c’est certain. Dis donc ? Pourquoi les jours suivants ?
Une
appréhension fait frissonner la peau du Français. Appréhension se voyant
confirmer dans l’immédiat.
— Parce que
je vais te faire mien encore et encore, ce soir.
— Hein ?!
T’es un monstre ou quoi ? Toi et ta grosse b… J’suis blessé dans ma chair,
là.
Impassible,
Sato a déjà repoussé les genoux de Patrick aux épaules afin de redresser son
séant.
— C’est la
faute d’un de vos adages qui dit qu’il vaut mieux battre le fer tant qu’il est
encore chaud.
Ce qui est
exécuté sur-le-champ. Et, bien entendu, la plaie, tout juste fermée, s’en
rouvre.
Pour découvrir la suite, il faudra attendre une publication…
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